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Vous dites que je suis muable...

Vous dites que je suis muable,

Que je ne sers pas constamment,

Comment pourrais-je sur le sable

Faire un assuré fondement ?

Ce sont des histoires de fleurs et de levain, de drogues et de levures, macérations et cultures anaérobies, vinaigres médicinaux et rêves aromatiques : histoires sans fondements sur une terre rêvée, et terre pourtant. Je pétris ces rêves, cultive un nouveau désir et ne rêve rien d’autre que celui où je m’oublie.

Il fallut le rencontrer sur l’asphalte, lui dire bonjour au milieu d’une nuit : il fallut un si grand hasard, il fallait avoir perdu si complètement le sens de nos vies, il fallait être si muable pour devenir soudain si présent, soudain renaître.

Et relire les vieux poètes, ces frères sans visage, épouser leurs joies et leurs douleurs rimées, sentir l’élan sincère dans une stance trop fabriquée, et s’endormir un peu inquiet, tomber dans les bras manquants de celui qui est parti, qui reviendra, que je rejoindrai.

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